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Belgique : plus de détails sur la régulation du cannabis CBD

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Nous annoncions fin avril, avant les médias d’ailleurs, que la Belgique avait décidé de réguler le cannabis CBD comme le tabac, légalisant de fait le produit qui était déjà vendu dans de nombreux magasins sans règles claires et précises. Le pays adoptait ici une logique pragmatique quant à la légalité de la vente des fleurs du chanvre non-psychoactives, conformément à la législation européenne et tant que le THC ne dépasse pas les 0,2% dans le produit fini.

Plusieurs questions nous ont été adressées suite à l’article. Nous avons donc contacté les services adéquats. Nous retranscrivons leur réponse ci-dessous.

Quelles seront les taxes perçues sur le cannabis CBD ? Quel taux sur le produit fini ?

Le cannabis CBD, avec une teneur en THC inférieure à 0,2%, est à considérer comme « autre tabac à fumer ».

Les droits d’accise à percevoir sur ce produit sont donc les suivants :

  • un droit d’accise ad valorem de 31,50% du prix de vente au détail mentionné sur le signe fiscal et
  • un droit d’accise spécial spécifique de 48,3083€ par kilogramme

Il existe également un taux de TVA fixé à 21% du prix de vente au détail mentionné sur le signe fiscal. Étant donné que le prix de vente au détail comprend la taxation, la TVA est calculée sur 100/121 du prix de vente au détail mentionné sur le signe fiscal. En outre, les droits à l’importation doivent également être perçus.

Quelles sont les règles en termes de packaging ?

La communication des produits, l’étiquetage et le conditionnement des produits du tabac relèvent de la compétence du SPF Santé publique. L’arrêté royal du 5 février 2016 relatif à la fabrication et à la mise dans le commerce des produits du tabac (Moniteur belge du 3 mars 2016) concerne ce point.

Les variétés vendues se limiteront-elles au variétés de chanvre industriel du catalogue européen ? Les fleurs doivent-elles être issues de chanvre belge ou peuvent-elles être importées, de Suisse par exemple ?

L’origine des fleurs de chanvre n’a pas d’importance en ce qui concerne la taxation.

La vente sur Internet est-elle possible ?

Conformément à l’article 13 de l’arrêté royal du 5 février 2016 susmentionné, la vente et l’achat à distance de produits du tabac est interdite.

Les forces de l’ordre belges sont-elles équipées d’un outil pour distinguer le cannabis CBD du cannabis THC habituel ?

Au moyen d’une analyse du Laboratoire des douanes et accises, il est parfaitement possible de déterminer la teneur en THC.

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Une équipe de recherche américaine étudiera les effets du CDB et du THC sur 4 pathologies humaines

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Une équipe de chercheurs américains a annoncé qu’elle se lancerait dans des essais cliniques visant à étudier l’efficacité du CBD et du THC dans le traitement des symptômes de diverses affections.

Le Centre de recherche sur le cannabis médical de l’Université de Californie à San Diego a annoncé qu’il étudierait les deux composés dans le traitement de l’autisme, de l’anorexie, des tremblements essentiels et de la psychose précoce.

La série d’essais pour lesquels l’équipe recherche maintenant des participants comprend:

  • Étude du tremblement essentiel, trouble du système nerveux, dans laquelle 16 participants recevront une formule 20: 1 de CBD en THC.
  • Une étude sur 30 enfants âgés de 8 à 12 ans atteints d’autisme modéré à sévère, dont la moitié recevra des doses orales de CBD, tandis que l’autre moitié reçoit un placebo. Les groupes vont inverser leur participation dans une deuxième étape de ce projet.
  • Une étude sur l’anorexie mentale chez 10 participants âgés de 18 ans et plus ayant reçu un diagnostic de cette affection. L’objectif de cet essai, qui débutera l’année prochaine, est de déterminer si le CBD est sans danger et de vérifier ses effets sur des symptômes tels que l’anxiété.
  • Une étude sur la psychose précoce qui permettra de vérifier dans quelle mesure le CBD peut réduire les symptômes et améliorer la cognition globale tout en examinant son effet sur la réponse biologique au stress et aux comportements alimentaires induits par les antipsychotiques. Soixante-dix-huit adultes participants à l’essai chez lesquels on a diagnostiqué un premier épisode de psychose complèteront les doses d’antipsychotiques avec des doses randomisées de CBD ou de placebos dans cette étude.

source : https://hemptoday.net/u-s-research-team-will-study-effects-of-cbd-and-thc-on-4-afflictions/

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Les patients qui utilisent du cannabis réduisent l’utilisation d’autres médicaments et de l’alcool

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Ce début d’année témoigne d’un intérêt fort de la communauté scientifique sur l’utilisation des cannabinoïdes par leur patients. Une nouvelle enquête humaine viens d’être publiée : Les patients qui utilisent du cannabis réduisent l’utilisation d’autres médicaments et de l’alcool

Une enquête transversale comportant 239 questions a été envoyée par courrier électronique en janvier 2017 afin de recueillir des informations complètes sur la consommation de cannabis auprès de patients canadiens sous cannabis médical inscrits auprès d’un producteur de cannabis autorisé et autorisé par le gouvernement fédéral, ce qui a permis de réaliser 2032 enquêtes complètes.

Dans cette enquête auprès de 2032 patients utilisant du cannabis médical au Canada, de nombreux patients ont signalés une substitution aux médicaments, alcool et tabac : Les patients qui utilisent du cannabis réduisent l’utilisation d’autres médicaments et de l’alcool

Cette analyse à été réalisée par l’équipe de chercheur des  Dimensions Sociales de la Santé, dans l’Université de Victoria, au Canada. Elle est disponible en cliquant ici.

L’enquête a rassemblé des données démographiques détaillées et des informations complètes sur les habitudes des patients en matière d’utilisation du cannabis à des fins médicales, y compris des questions évaluant l’impact auto-déclaré du cannabis sur la consommation de drogues, de substances illicites, d’alcool et de tabac.

Les participants étaient 62,6% d’hommes et 91% de personnes de race blanche. L’âge moyen était de 40 ans et la douleur et les problèmes de santé mentale représentaient 83,7% de tous les répondants. Ensuite, 74,6% des répondants ont déclaré une consommation quotidienne de cannabis et la quantité moyenne consommée par jour était de 1,5 g.

Les résultats sont très clairs:

69% ont signalé une substitution aux médicaments sur ordonnance, suivie de l’alcool (45%), du tabac (31%) et des substances illicites (27%).

Les médicaments opiacés représentaient 35% de tous les médicaments sur ordonnance, suivis des antidépresseurs (22%). Parmi les 610 mentions de médicaments opioïdes spécifiques, les patients ont signalé un arrêt total de l’utilisation de 59,3%

Cette étude offre une perspective unique en mettant l’accent sur l’utilisation d’une source de cannabis médical normalisée réglementée par le gouvernement par les patients inscrits au programme fédéral de cannabis médical du Canada.

Les résultats fournissent une vue détaillée des tendances de la consommation de cannabis à des fins médicales par les patients et des effets auto-déclarés sur l’utilisation des opioïdes, de l’alcool et d’autres substances, s’ajoutant à un nombre croissant de recherches universitaires suggérant qu’un accès réglementé accru aux services médicaux et récréatifs. Le cannabis peut entraîner une réduction de l’usage et des méfaits ultérieurs associés aux opioïdes, à l’alcool, au tabac et à d’autres substances.

Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30691503

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Belgique : la légalisation du cannabis pourrait rapporter 150 millions d’euros

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Alors que la Belgique vient de légaliser le cannabis CBD et de le réguler comme le tabac, un récent rapport intitulé Cannaconomics, basé sur l’étude de Terra Nova, estime que la légalisation du cannabis pourrait rapporter quelque 150 millions d’euros au royaume.

L’étude compare trois scénarios de régulation : une dépénalisation, une régulation contrôlée par l’Etat et un marché libre et concurrentiel. Les trois cas rapporteraient de l’argent à l’Etat, mais en tenant compte des coûts de la justice, de la santé publique et les nouvelles recettes fiscales, les auteurs de l’étude concluent que le scénario le plus rémunérateur serait celui d’une légalisation contrôlée par l’Etat, avec 144 millions d’euros de gain.

La dépénalisation permettrait une réduction des dépenses publiques de 42,8 millions pour l’Etat belge, sans recettes puisque seule la consommation serait tolérée. Le marché concurrentiel, avec une liberté pour les entreprises privées de fixer les quantités produites, dégagerait 78,4 millions d’euros pour la Belgique.

Les estimations de l’étude sont néanmoins à prendre avec des pincettes car elles se basent sur les chiffres existants de la consommation de cannabis en Belgique qui, n’étant pas légale, est de fait mésestimée. Les chiffres français officiels font état par exemple de 250 tonnes de cannabis consommé par an, quand nous l’estimons nous à au moins 360 tonnes.

Elle ne prend également en compte que le prix de ventes des produits, et non toute la valeur créée au long de la chaîne de production (culture / transformation / distribution) et sur les services liés à l’industrie (matériel de culture, sécurité des sites, growers, fabrication des outils industriels pour l’extraction…), voire les frais engrangés directement par l’Etat pour l’acquisition des licences de culture et de transformation.

Le cannabis est actuellement illégal en Belgique, mais une certaine tolérance existe pour les petites quantités de cannabis (sous les 3 grammes) et l’autoculture de cannabis est limitée à un pied par personne. C’est d’ailleurs sur ce principe que se sont montés les premiers Cannabis Social Clubs belges, qui proposaient une culture commune de cannabis limitée à un pied par personne. Ces derniers ont toutefois dû faire face à de nombreuses poursuites juridiques et des appréciations de la loi différentes en Wallonie et en Flandres.

Le PS et les Ecolos belges sont favorables à une légalisation du cannabis, tout comme le PTB (gauche – extrême-gauche) et le Défi (centre). Le MR (droite) n’a pas de position franche sur le sujet et le CDH (centre) est opposé à une légalisation du cannabis en Belgique.

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Le producteur d’Oreo veut faire des biscuits au CBD

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Mondelez, le producteur des biscuits Oreo, a signifié son intention de produire des edibles. Vous avez dit des spaces-Oreo ? Pas tout à fait puisqu’il s’agira d’une nouvelle marque de biscuits. La compagnie veut préserver l’image family-friendly des produits Oreo.

Il s’agirait donc de nouveaux modèles de produits de snacking dont la particularité serait d’être infusés au CBD. Avec cette annonce, Mondelez s’ajoute à la longue liste des grandes entreprises de biens de consommation courante ayant déclaré observer le marché ou se lancer prochainement dans le CBD.

La ruée vers le CBD

Après les grands groupes d’alcool comme Constellation Brands (Corona), AB Inbev (Budweiser), Molson Coors et Heineken ainsi que les tabatiers comme Altria qui produit les Marlboro, c’est au tour des groupes de biscuits et de snacking mainstream de se mettre au vert. La molécule encore méconnue l’année dernière explose cette année aux Etats-Unis. Les experts ont d’ores et déjà consacré le CBD comme une tendance de consommation majeure en 2019. On la trouve dans des cafés, des sodas, des bières, des cosmétiques et même des burgers. Des restaurants ont aussi fait de la cuisine au CBD leur concept commercial.

Pour autant, certains comme Coca Cola, Pernod Ricard ou Diaego, le producteur de la Guinness, gardent pour l’instant leur distance du fait des régulations troubles qui entourent l’usage du CBD dans l’alimentation aux Etats-Unis comme en Europe. Mondelez a par ailleurs averti que la production d’edibles prendrait du temps notamment à cause du statut incertain du CBD après le passage de la Farm Bill 2018 : « Oui nous sommes en train de nous préparer mais nous voulons évidemment rester dans les limites légales et faire ça de la bonne façon » explique Dirk Van de Put, le PDG de Mondelez.

La Food and Drug Administration doit toujours émettre des recommandations de régulation sur la question. Elle a prévu des audiences publiques sur la question dans le courant de l’été.

En tous les cas, les consommateurs n’avaient pas attendu l’annonce de Mondelez pour revisiter les biscuits Oreo sur les réseaux sociaux.

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Le CBD pourrait aider certains médicaments à franchir la barrière hémato-encéphalique

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Une étude récente suggère que le cannabidiol (CBD) pourrait permettre une assimilation plus efficace de certains médicaments par les cellules du cerveau en les aidant à traverser la barrière hémato-encéphalique (BHE). Cette dernière a pour fonction de protéger le cerveau mais constitue de ce fait un défi complexe pour le traitement de certaines maladies neurologiques en empêchant le passage de molécules thérapeutiques.

La barrière hémato-encéphalique

Pour répondre aux multiples défis de la médecine moderne, les scientifiques ont mis au point des nanotechnologies dont l’objectif est de mieux cibler les parties malades du corps. Il s’agit en d’autres termes de vectoriser les principes actifs des médicaments vers le site d’action biologique pour augmenter l’efficacité du traitement et en réduire la toxicité pour le reste de l’organisme.

Cette opération s’avère particulièrement complexe quand il s’agit de cibler le système nerveux central. Cela est dû à la barrière hémato-encéphalique. Il s’agit d’un réseau serré de vaisseaux sanguins qui filtre les molécules présentes dans le sang pour ne laisser passer que celles qui sont essentielles à l’alimentation du cerveau. Elle constitue un rempart physique entre la circulation sanguine et le système nerveux central.

Un certain nombre de molécules thérapeutiques ne peuvent pas la traverser du fait même de leur composition. Leur action n’est donc qu’indirecte, leur efficacité est moindre et le risque de toxicité pour le reste du corps est accru. Leur forte concentration dans le sang peut résulter en des effets secondaires graves. Le développement de techniques permettant d’infiltrer cette barrière est récent et s’avère particulièrement important pour le traitement de certaines maladies neurologiques comme la sclérose en plaques.

Des nanotechnologies pour permettre de transporter des principes actifs thérapeutiques à travers la barrière hémato-encéphalique sont actuellement en phase d’essais cliniques. C’est le cas par exemple du G-Technology.

Les nano-capsules lipidiques

Les nano-capsules consistent à lier les principes actifs des médicaments avec des substances déjà présentes dans l’organisme pour s’en servir comme vecteur. Cela permet une meilleure biocompatibilité, un passage plus facile des défenses naturelles de l’organisme contre les corps étrangers, ainsi qu’une meilleure biodégradabilité.

Or, le cerveau se nourrit de lipides dont sont par exemple constituées les membranes de certaines de ses cellules. Environ 55 % de son poids sec est constitué de graisses. En liant des principes actifs avec des lipidiques naturellement présents dans le corps, il semble possible de cibler le système nerveux central et de traverser plus facilement la barrière hémato-encéphalique. Les nano-capsules lipidiques sont par exemple utilisées dans le traitement du cancer pour limiter les effets néfastes de la chimiothérapie sur les cellules saines du reste du corps.

L’étude

Publiée dans la revue Molecular Pharmaceutics, l’étude réunit des chercheurs d’universités madrilènes et britanniques qui ont mis au point des nano-capsules « décorées » avec du CBD. L’objectif était de comparer leur efficacité avec des nano-capsules lipidiques sans CBD. Ils ont mené leurs recherches à la fois in vitro sur une modélisation en laboratoire de la barrière hémato-encéphalique et in vivo sur des souris.

Il s’est avéré que le CBD maximisait la capacité des molécules à traverser la BHE : elles seraient 2,5 fois plus efficaces que les nano-capsules sans CBD et six fois plus efficaces que G-Technology. Les chercheurs pensent que ceci est dû au système endocannabinoïde, le cerveau étant habitué à laisser filtrer les cannabinoïdes endogènes. Il est alors possible que les cannabinoïdes de la plante puissent passer plus aisément. Ils précisent aussi que d’autres d’études seront nécessaires mais que ces résultats sont prometteurs.

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Le CBD a eu un effet sur un cancer du poumon chez un patient

Le CBD a eu un effet puissant sur un patient atteint d’un cancer du poumon

L’étude est disponible en cliquant sur ce lien.

En dépit de nouveaux médicaments, le cancer du poumon est associé à un très mauvais pronostic. Bien que les traitements ciblés améliorent les résultats, il n’est pas rare que de nombreux patients n’ont qu’une réponse partielle et rechutent au cours du suivi.

Ainsi, de nouveaux médicaments ou la réévaluation des traitements existants utilisés pour traiter d’autres maladies non malignes (réutilisation de médicaments) sont toujours nécessaires. Bien que cette recherche, tant in vitro qu’in vivo, soit en cours, il est important d’être attentif aux patients pour lesquels la maladie répond à des traitements non considérés comme standard dans la pratique clinique.

L’étude rapporte ici le cas  d’un patient atteint d’un adénocarcinome du poumon qui, après avoir diminué la chimiothérapie et la radiothérapie, a présenté une réponse tumorale après l’auto-administration de cannabidiol, un composé non psychoactif présent dans Cannabis sativa.

Des travaux antérieurs ont montré que le cannabidiol pouvait avoir des propriétés antinéoplasiques et renforcer la réponse immunitaire au cancer.

Les données présentées ici indiquent que le cannabidiol pourrait avoir entraîné une réponse frappante chez un patient atteint d’un cancer du poumon.

Retrouver la totalité de l’étude concernée ici. Une description complète de l’état du patient au fur et à mesure de l’observation y est présente.

 

En résumé, les données présentées ici indiquent que le CBD pourrait avoir joué un rôle dans la réponse frappante chez un patient atteint d’un adénocarcinome du poumon histologiquement prouvé à la suite d’une auto-administration d’huile de CBD pendant un mois et en l’absence de tout autre médicament identifiable. changements de mode de vie, de drogue ou de régime alimentaire.

Des travaux supplémentaires sont nécessaires, à la fois in vitro et in vivo, pour mieux évaluer les divers mécanismes d’action du CBD sur les cellules malignes et son application potentielle dans le traitement du cancer du poumon mais également d’autres tumeurs malignes.

Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6385325/

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Le CBD pourrait avoir amélioré l’effet de la chimiothérapie et de la radiothérapie dans le cas d’une tumeur du cerveau

Le CBD pourrait avoir amélioré l’effet de la chimiothérapie et de la radiothérapie dans le cas d’une tumeur du cerveau

Les chercheurs du Département de Neuro-oncologie de l’Hôpital Sirio Libanes à São Paulo au Brésil ont présenté deux cas dans lesquels le CBD pourrait avoir amélioré l’effet de la chimiothérapie et de la radiothérapie dans le cas du glioblastome, une tumeur cérébrale très agressive.

Voici leurs conclusions traduites :

« Nous décrivons deux patients avec un diagnostic confirmé de gliomes de haut grade (grades III / IV), tous deux présentant une O6-méthylguanine-ADN méthyltransférase (MGMT) méthylée et une isocitrate déshydrogénase (IDH-1) mutée qui, après résection sous-totale, ont été soumises à chimioradiothérapie et suivie par le PCV, un schéma thérapeutique à base de plusieurs médicaments (procarbazine, lomustine et vincristine) associé au cannabidiol (CBD).

Les deux patients ont présenté des réponses cliniques et d’imagerie satisfaisantes lors d’évaluations périodiques.

Immédiatement après la chimiothérapie, l’un des patients a présenté une pseudoprogression exacerbée et précoce (PSD) évaluée par imagerie par résonance magnétique (IRM), qui a été résolue en peu de temps.

L’autre patient a présenté une rémission marquée des zones altérées par rapport aux examens postopératoires évalués par IRM.

De tels aspects ne sont pas couramment observés chez les patients traités uniquement avec des modalités conventionnelles.

Cette observation pourrait mettre en évidence l’effet potentiel du CBD sur l’augmentation du DSP ou l’amélioration des réactions de chimioradiothérapie ayant une incidence sur la survie.

Une investigation plus poussée avec plus de patients et des analyses moléculaires critiques doivent être effectuées. »

Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30713832

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Rôle du CBD dans les cellules de neuroblastome.

Role du CBD dans les cellules de neuroblastome.

Le neuroblastome (NBL) est l’un des cancers les plus fréquents chez l’enfant et provient des cellules nerveuses immatures du système sympathique.

Des études sur les cancers de la NBL ont également montré que les miARN sont dysrégulés et peuvent jouer un rôle critique dans la pathogenèse. Les miARN sont des régulateurs traductionnels capables d’extinction de l’expression d’un gène.

La présente étude est disponible en cliquant sur ce lien.

Le cannabidiol (CBD) est un composé non psychoactif trouvé dans la marijuana, que notre laboratoire et d’autres ont déjà démontré qu’il induisait l’apoptose dans les cellules cancéreuses.

Cependant, aucune étude n’a été rapportée pour vérifier si la CBD atténue ces effets en régulant le miAR.

Nos données ont démontré que le CBD induit l’apoptose dans les cellules NBL par l’activation des récepteurs de la sérotonine et du vanilloïde. Nous avons également constaté que les caspases 2 et 3 jouaient un rôle important dans l’induction de l’apoptose. Le CBD a également réduit de manière significative la migration cellulaire et l’invasion de la NBL in vitro. De plus, le CBD a bloqué la respiration mitochondriale et a entraîné un déplacement du métabolisme vers la glycolyse. Le CBD a modifié l’expression du miARN spécifiquement, régulant négativement hsa-let-7a et régulant positivement hsa-mir-1972.

Ainsi, les chercheurs montrent que le CBD peut induire l’apoptose (mort cellulaire programmée) par l’activation des récepteurs de la sérotonine et vanilloïde.

Le CBD a également réduit de manière significative la migration de ces cellules cancéreuses.

Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30713602

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Utilisation du CBD

Utilisation du CBD : comprendre les indications en % et les apports en mg

Utilisation du CBD : comprendre les indications en % et les apports en mg

Le CBD ( Cannabidiol ) se retrouve désormais sous de nombreuses applications possibles : huile sublinguale, capsules, e-liquides, crèmes, etc ….

Face à la foule d’informations proposées par les marques et l’absence totale de référence en terme d’utilisation, de nombreux utilisateurs découvrant le CBD sont totalement perdus dans son utilisation.

Il est important de noter que dans les pays utilisant le CBD via le corps médical, et également dans bon nombre d’études, l’apport de CBD nécessaire pour une personne se calcule en fonction du poids du corps : X mg de CBD par jour, par kilo de poids de corps.

  Exemple : une personne de 70 kg  ayant une posologie de 2 mg de CBD / jour / kg pdc doit apporter à son organisme 2 * 70 de CBD par jour, soit 140 mg.

Ainsi, on peut donc déjà souligner le fait que l’apport nécessaire à chaque personne est fonction de son poids de corps.

Ensuite, on peut citer d’autres paramètres entrant en jeu :

La pathologie : pourquoi l’utilisateur veut apporter du CBD à son organisme (cela peut aller de la simple recherche de relaxation et d’apaisement à des pathologie bien plus lourdes et compliquées).

Les traitements : l’utilisation plus ou moins ancienne d’autres analgésiques ou médicaments peut créer une tolérance importante au CBD

La tolérance : face à un consommateur de cannabis régulier, sa tolérance au cannabinoïdes étant accrue et ses récepteurs à cannabinoïdes saturés, il faudra forcement augmenter les apports en CBD comparé à une personne lambda.

Face à l’absence de conseils du corps médical, de nombreuses personnes utilisent le CBD sans réellement définir un protocole d’utilisation et une estimation de l’apport en CBD, qui est la base de tout protocole ayant pour but d’avoir des effets bénéfiques recherchés.

Ainsi, nous vous conseillons, comme la plupart des fournisseurs, de débuter sur des doses minimes de CBD, en les apportant à votre organisme espacées de 2 heures de tout autre apport (et ceci afin d’éviter les interactions médicamenteuses).

De plus, cet apport journalier doit être divisé en 3 apport ( matin, midi et soir ) afin de profiter d’une diffusion continue.

Il existe deux possibilités pour débuter les apports en CBD et atteindre sa dose nécessaire journalière :

  • Par apport
  • Par kilos de poids de corps

Par apport :

Afin de définir, via vos sensation et vos ressentis de façon sécuritaire, « un pallier », il est préférable de débuter par des doses minimes journalières :

Pour des personnes lambdas ayant une tension normale :

Débuter par 30 mg de CBD, puis augmenter (ou diminuer) de 10 mg en 10 mg chaque jour, jusqu’a trouver son apport journalier bénéfique

ex : une personne démarrera sur 30 mg de CBD le lundi, 40 mg le mardi, 50 mg le mercredi, etc …

Pour des personnes ayant une tension faible (Le CBD est bénéfique pour l’hypertension et peut être donc problématique pour ceux ayant une tension faible ) :

Débuter par 15 mg de CBD, puis augmenter (ou diminuer) de 5mg en 5mg chaque jour, jusqu’à trouver son apport journalier bénéfique

ex : une personne démarrera sur 15 mg de CBD le lundi, 20 mg le mardi, 25 mg le mercredi, etc .

Par kilos de poids de corps : cette technique est la plus utilisée par le corps médical étranger, mais également par de nombreuses études :

Afin de définir, via vos sensation et vos ressentis de façon sécuritaire, « un pallier », il est préférable de débuter par des doses minimes journalières :

Pour des personnes lambdas ayant une tension normale :

 0.5 mg de CBD / jour / kg de poids du corps, puis augmenter de 0.25 chaque jour.

ex : une personne de 70 kg démarrera sur 35 mg de CBD par jour, soit 3 prises de 12 mg. Puis augmentera de 17 mg / jour afin de trouver son apport efficace.

Pour des personnes ayant une tension faible (Le CBD est bénéfique pour l’hypertension et peut être donc problématique pour ceux ayant une tension faible ) :

 0.1 mg de CBD / jour / kg de poids du corps, puis augmenter de 0.1 chaque jour.

ex : une personne de 70 kg démarrera sur 7 mg de CBD par jour, soit 3 prises de 2.5 mg. Puis augmentera de 7 mg / jour afin de trouver son apport efficace.

Si vous avez bien compris que vos besoins en CBD varient selon de nombreux paramètres, et surtout doivent être définis progressivement, nous vous proposons ce tableau précisant la dose de CBD rapportable pour les huiles disponibles sur le marché :

Il est important de noter que trouver son apport journalier demande une grande précaution et de nombreux tests progressifs : chaque personne à des besoins totalement différents.

Malheureusement, il n’est pas possible de proposer un tableau équivalent pour l’utilisation de e-liquide : en vapant, vous ne pouvez évaluer précisément votre apport en cbd, à moins de vaper ml par ml.

Idem pour les capsules, les crèmes et autres produits : en fonction du poids et l’extraction utilisée, celle-ci changera. En général, chaque producteur indique la contenance d’une capsule ou d’une crème.